Mamou : un malade tué dans sa chambre d’hôpital, une affaire qui choque et interroge
Un acte d'une extrême gravité s'est produit à l'hôpital régional de Mamou dans la nuit du 21 au 22 avril 2026, plongeant la famille de Mamadou Kenda Doumbouya et tout le quartier Tambassa dans la consternation. Cet homme d'une quarantaine d'années, peintre de profession et père de trois enfants, a été sauvagement tué alors qu'il suivait un traitement pour une tuberculose osseuse.
D'après les premiers éléments, l'attaque surviendrait aux alentours de 20 heures. Profitant de l'absence momentanée de l'épouse du patient, partie prier, un individu se serait introduit dans la chambre avant de lui porter plusieurs coups de couteau, visant clairement à lui ôter la vie.
Le drame a été découvert par la conjointe de la victime à son retour, face à une scène particulièrement éprouvante. Pour les proches, cette tragédie dépasse l'entendement : un lieu censé offrir soins et protection s'est transformé en théâtre de violence.
Des voix s'élèvent déjà pour dénoncer de graves failles sécuritaires au sein de l'établissement. Des responsables locaux, dont des représentants du quartier, s'interrogent sur les conditions ayant permis à l'agresseur d'agir sans être inquiété. La question de la responsabilité et du dispositif de surveillance est désormais au cœur des préoccupations.
Face à l'émotion ressentie, une délégation officielle s'est rendue au domicile de la famille endeuillée pour présenter ses condoléances. Conduite par le chef de cabinet du gouvernorat, elle a également annoncé l'ouverture d'une enquête afin d'élucider les circonstances exactes de ce crime.
Le parquet de Mamou a été saisi et des enquêtes sont en cours pour identifier le ou les auteurs. En attendant, le corps de la victime reste à la morgue, dans l'attente des conclusions médico-légales.
Au-delà de ce cas tragique, cette affaire met en lumière un problème plus large : celui de la sécurité dans les structures hospitalières publiques. L'absence de contrôle strict des accès et le manque de surveillance sont pointés comme des failles majeures.
Ce drame relance ainsi un débat crucial en Guinée : comment garantir la sécurité des patients dans des lieux dédiés à leur prise en charge ? Les autorités sont désormais attendues sur des réponses concrètes pour éviter qu'un tel acte ne se reproduise.
Kogno Célestin Sagno pour 224infos